Nouvelles Donnes dévoile son étude BSEM édition 2016 :

Pour la première fois depuis 10 ans, les revenus par agence des réseaux émergents ont baissé. Avec la montée des niveaux de provisionnement la rentabilité des réseaux baisse. Dans quel contexte cette crise de croissance s’est-elle développée ? Quelles en sont les conséquences ?

La 7ème édition de l’enquête BSEM (Banking Survey – Emerging Market) de Nouvelles Donnes fait le point sur les causes et conséquences de cette crise de croissance pour répondre à toutes ces questions.

 

Télécharger notre étude

 

Le ralentissement de l'économie mondiale

En 2015, le commerce international a diminué en valeur de près de 13%. Une diminution liée à l’effondrement des prix des produits de base (céréales, pétrole, métaux …) qui se sont inscrits en retrait de près de 50% par rapport aux pics de 2011/2012. Si la Chine, usine du monde marque le pas, elle entraine dans son sillage les économies d’Amérique du Sud, d'Afrique Subsaharienne et dans une moindre mesure d’Asie.

Les banques : moins de croissance, plus de risques

Sous l’effet du ralentissement économique la plupart des zones ont vu progresser leurs charges de provisionnement. L’Europe de l’Est, malgré la crise des systèmes bancaires Ukrainien et Russe, reste la seule zone qui a pu contingenter ses niveaux de provisions.

Une adaptation des réseaux bancaires qui entraîne toujours plus de fermeture d’agences

L’ensemble des zones observées continue de voir décélérer l’expansion de leurs réseaux d’agences et pour la première fois trois zones enregistrent une contraction : L'Europe de l’Est (- 4,5%), L’Amérique Latine (-0,9%), Le Moyen Orient (-0,3%).

Europe de l'Est : enfin le retour à meilleure fortune… même si les niveaux restent en retrait par rapport à l’avant crise

L’Europe de l’Est, malgré le poids des sanctions avec la Russie, a globalement enregistré une croissance économique solide, bénéficiant de la baisse des coûts du pétrole et d’une consommation intérieure dynamique. Une dynamique qui s’est prolongée en 2016 malgré les incertitudes pesant sur l’économie mondiale. En dépit de ces signes encourageants et la progression de leurs niveaux de rentabilité, les banques présentent des niveaux de rentabilité en retrait de près de 40% par rapport à 2008.

Afrique : une montée en puissance d’Orange au moment où les banques traditionnelles rentrent en zone de turbulences

Depuis des années les acteurs Africains ont soutenu des rythmes de croissances effrénés. En moyenne 20% d’agences en plus chaque année depuis 2007. Ce rythme de croissance a ainsi permis aux banques locales de  mettre sur la défensive les banques Européennes qui elles ont cru en moyenne à un rythme trois fois moins
soutenu.
Au moment où les économies ralentissent et sous la pression d’acteurs non traditionnels comme Orange money qui croit de plus de 50%, les banques sont aujourd’hui amenées à adapter leurs stratégies. L’annonce de l’inflexion de la stratégie du géant panafricain Ecobank, illustre le besoin d’adapter les modèles de distribution à ces nouvelles réalités.