Au moment où les économies des pays développés semblent mieux se porter, les pays émergents connaissent des difficultés de plus en plus marquées :

  • chute des prix des matières premières et du pétrole
  • fort ralentissement des exportations
  • hausse des défaillances d’entreprises

Malgré le ralentissement économique dans les pays émergents, les banques y ont poursuivi l’extension de leurs réseaux d’agences de 5% en 2014. Cependant,

pour la première fois depuis 2008, les ouvertures réalisées par les 50 banques les plus dynamiques passent sous la barre des 10 000 agences ouvertes dans l’année avec « seulement » 6 700 nouvelles agences en 2014.

Europe de l’Est

Entre 2008 et 2013, l’ensemble des zones géographiques, en dehors de l’Europe de l’est, a connu une progression de ses actifs bancaires de 10%. L’année 2014 a, quant à elle, été marquée par une baisse de 8% en moyenne de la rentabilité des banques dans les pays émergents notamment en raison de la contreperformance de l’Amérique Latine.

L’Europe de l’Est, où les actifs bancaires sont trois fois plus élevés qu’en Afrique, reste le premier marché pour les banques françaises parmi les pays émergents. Bien que le parc d’agences soit en retrait de 4,4% en 2014 et que le coût du risque y soit de 28%, les acteurs français ont su maintenir voire améliorer leur rentabilité.

Afrique du Nord

Avec 1,1 M€ de PNB par agence, l’Afrique du nord est le territoire qui présente les plus faibles revenus par agence parmi les émergents. Une situation en grande partie due aux banques marocaines qui ont fait le choix d’une croissance massive de leurs réseaux. Cette stratégie s’avère toutefois payante puisque, malgré un revenu par agence en retrait de 6% et un coût du risque en croissance de près de 15%, les acteurs de la zone ont su améliorer leur rentabilité de plus de 30% entre 2008 et 2014.

Afrique Subsaharienne

L’Afrique Subsaharienne est la zone la plus dynamique que ce soit en termes de croissance des réseaux d’agences (12% en 2014) ou de rentabilité des actifs. Cette rentabilité est proche de 300 points de base, supérieure de 80 points à ce qu’on peut constater en Asie ou en Amérique du Sud.

L’Afrique Subsaharienne est le continent qui offre les plus fortes perspectives avec plus de 8 000 nouvelles agences attendues d’ici 2020.
Par ailleurs, le paysage bancaire du continent a connu de profondes modifications depuis 2008 et présente les caractéristiques suivantes :

  • Forte concentration : aujourd’hui une dizaine de groupes s’octroient plus de 70% du marché.
  • Montée en puissance des acteurs panafricains qui occupent dorénavant les premières places.

L’année 2014 a été particulièrement marquée par l’arrivée de nouveaux acteurs « clés » :

  • la Chine avec Agricultural Bank of China, un des 4 géants chinois dont le réseau domestique compte plus de 23 000 agences et dispose de moyens considérables.
  • le Qatar, au travers de QNB qui est devenu le premier actionnaire du géant panafricain Ecobank, en détenant près de 23 % de son capital.